À la veille du double rendez-vous africain du 10 août 2026, le Ministre de la Décentralisation et du Développement Local, Georges Elanga Obam, a présenté à Yaoundé les enjeux stratégiques de ces célébrations qui placent la gouvernance de proximité et la modernisation de l’état civil au cœur de la stratégie nationale. Il précise les orientations stratégiques du Gouvernement pour faire de la décentralisation un levier opérationnel au service des populations.
La date du 10 août 2026 marque une étape majeure dans l’agenda institutionnel camerounais. Le pays s’associe à la communauté continentale pour célébrer la 15ᵉ Journée Africaine de la Décentralisation et du Développement Local (JADDL), couplée à la 9ᵉ Journée Africaine de l’Enregistrement des Actes d’État Civil et des Statistiques Vitales (JEAC). Lors d’un point de presse tenu à Yaoundé, le Ministre de la Décentralisation et du Développement Local, Georges Elanga Obam, a fixé le cap de cette double commémoration. Dans sa déclaration officielle, le Ministre de la Décentralisation est revenu sur l’ancrage territorial des neuf principes fondamentaux de la bonne gouvernance locale promus par la Charte de l’Union Africaine : participation communautaire, solidarité, équité, transparence et redevabilité.
Placée sous le thème « Autonomisation des autorités locales pour une eau et un assainissement durables : faire progresser des villes et des territoires résilients, inclusifs et durables vers l’Agenda 2063 », la JADDL met en lumière le rôle déterminant des Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD). L’accès à l’eau potable et l’amélioration des infrastructures sanitaires s’imposent comme des facteurs cardinaux de santé publique et de développement pérenne. Elle constitue la base concrète de la résilience des territoires, depuis les établissements scolaires jusqu’aux formations sanitaires.
Parallèlement, la 9ᵉ JEAC s’inscrit dans le cadre de la « Décennie de l’état civil (2026-2036) », axée sur l’intégration, la décentralisation et la digitalisation des systèmes. En droite ligne de l’Objectif de Développement Durable 16.9 des Nations Unies, cette initiative vise la garantie d’une identité juridique universelle pour chaque citoyen d’ici 2030.
Face à la pression démographique et aux défis climatiques, la gestion centralisée montre ses limites. Les communes et les régions sont désormais appelées à planifier et exécuter ces compétences au plus près du citoyen. Le document préconise une synergie constante entre les collectivités territoriales et le concessionnaire du service de l’eau, l’intégration prioritaire des infrastructures hydrauliques dans les Plans Communaux de Développement (PCD), ainsi que le recours à la mutualisation intercommunale.
Le membre du Gouvernement s’est rendu dans la Région de l’Ouest pour le lancement officiel des activités. Cette descente sur le terrain réunit autorités administratives, élus locaux et partenaires au développement autour de réflexions concrètes destinées à optimiser l’action publique locale et à moderniser le service rendu aux populations.
Une approche qui s’inscrit en cohérence avec l’Aspiration 1 de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine et les orientations de la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND30). Elle traduit la vision portée par le Chef de l’État, Son Excellence Paul Biya, visant à faire de la décentralisation un instrument direct d’amélioration des conditions de vie et de renforcement du capital humain sur toute l’étendue du territoire national.
GAËL TSALA NKOLO